lundi 28 février 2011

Gamain serrurier du roi, dénonça l`armoire de fer après plusieurs ans au service de Louis XVI
François Gamain, né à Versailles le 29 août 1751, appartenait à une famille d'entrepreneurs de serrurerie, qui était venue s'établir à Versailles à l'époque des grands travaux faits dans cette ville par Louis XIV. Son père, Nicolas Gamain, serrurier fort habile, était entrepreneur des bâtiments du roi.


Il fit de son fils un adroit ouvrier et le chargea de la serrurerie de l'intérieur du château.
.Le Roi rencontrait souvent le jeune serrurier dans les appartements, il aimait parler avec lui de ses travaux. Il s'attacha à François Gamain, et voulut essayer, sous sa direction, à fabriquer des serrures et quelques objets d'art à son usage. Il fit construire un petit atelier dans les combles du château. Dans cet atelier, qui existe encore aujourd'hui, il s'enfermait fréquemment avec Gamain, et travaillait avec lui pendant des heures entières. Le roi l'avait pris en grande affection; il l'avait nommé serrurier de ses cabinets, ce qui lui donnait l'entrée dans ses appartements, et, lorsque le père de Gamain mourut, il lui continua la charge de serrurier de ses bâtiments.

L'affection de Louis XVI pour Gamain était si grande, qu'elle choquait ceux qui étaient admis dans l'intimité du roi.

Lorsqu'arrivèrent les journées des 5 et 6 octobre 1789, et que Louis XVI fut forcé menacé à tout instant de l'envahissement de son palais, Louis XVI sentit la nécessité d'avoir un lieu sûr et caché où il pût déposer ses papiers les plus importants, ce fut encore à Gamain qu'il s'adressa pour exécuter ce travail de confiance, et ce fut lui qui construisit l`armoire de fer.

Elle avait été fabriquée dans l'épaisseur d'un mur, près de la chambre à coucher du roi et elle était fermée par une porte en tôle de fer recouverte d'une couche de peinture imitant la pierre ; l'ouverture de la serrure se trouvait dissimulée dans les rayures de la pierre. Il était impossible de découvrir cette cachette. La reine ayant appris que Gamain était devenu révolutionnaire et haïssait la royauté et le roi, le mit en garde contre lui. Sur les insistances de la reine, le roi accéda de retirer de l'armoire les pièces les plus compromettantes
La plupart des pièces concernaient les correspondances des ministres de Louis XVI D'autres lettres concernaient aussi presque tous les acteurs de la Révolution, que ce soit le général Santerre ou La Fayette, Antoine de Rivarol ou Talleyrand.
D'autres documents étaient des rapports concernant les activités de corruption menées par les agents des ministres sous la direction de Collenot d'Angremont qu'on se précipita d`"expédier", avec Laporte.
Le 1er décembre Gamain fit cette déclaration (texte avec l`orthographe respecté) :

« J'ai cru, devoire, en décharger ma conscience et en faire la révélation au citoyen Heurtier, mon supérieur, dont je me flatte d'avoir la confiance à tous égard. Je déclare donc que le dix-huit novembre dernier j'ai déposé mon ségré dans le sein du citoyen heurtier, que j'ai ensuite été appelé à paris par lui, de la part du Ministre, de l'intéreure ou m'étant transporté le ving dumaime mois, j'ai accompagné le ministre aux thuilleries pour lui indiquer l'ouverture en question. Je déclare en outre que le meime jour j'ai ouvert par ordre du Ministre la porte qu'il recouvrait la ditte cachette dans laquelle le Ministre a trouvé des papiers qu'il a fait emparqueté, en présent du citoyen heurtier et de moy, pour être le tous transporté à la Convention nationale par des personnes qu'il a fait appelée à cet effet.
« Fait à Paris le premier décembre 1792, premier de la République française. François GAMAIN.

Si Gamain n`aurait pas parlé, on aurait peut-être pas su la trahison de Louis XVI donc je pense que Gamain a bien fait de le dire.
Si on veut savoir plus:
Sources :

Marta Forés Legua 4ème4

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire