lundi 28 février 2011

L'armoire de fer

Note de Mme Castro : Ce travail a été récompensé par la note maximale. Je le considère personnellement comme étant le meilleur de la classe, ex-aequo avec La fusillade du Champ-de-Mars d'Inés Cuartero. La présentation, les images et les liens apportant des précisions supplémentaires ajoutent à la qualité du texte ; malheureusement ces aspects ne sont pas visibles ici. 


AFFAIRE DE L’ARMOIRE DE FER DE LOUIS XVI, OU LA TRAHISON DU SERRURIER FRANÇOIS GAMAIN.
   
Louis XVI s'adressa à son serrurier attitré, François Gamain, pour construire une armoire de fer et cacher aux yeux des Révolutionnaires des documents attestant de tractations secrètes avec des cours européennes et ses correspondances avec Mirabeau, Dumouriez et La Fayette. Mais à l'annonce de la fuite du roi, le serrurier en révéla l'existence de cette armoire, accusant de surcroît le souverain d'avoir tenté de l'empoisonner. Une affaire opportune plaidant en faveur de l'accusation au procès de Louis XVI...
Cette armoire était destinée à dissimuler la correspondance de Louis XVI avec, entre autres, Mirabeau dont on découvrit la vénalité et le double jeu, Maximilien Radix de Sainte-Foix, conseiller occulte du souverain, Joseph Duruey et Tourteau de Septeuil ses banquiers, Arnaud de Laporte, intendant de la Liste civile sur laquelle des fonds étaient prélevés, François de Bonal, évêque de Clermont, etc. C'est à la suite de cette découverte que la dépouille de Mirabeau fut retirée du Panthéon.
La plupart des pièces concernaient les correspondances des ministres de Louis XVI (Montmorin, Valdec de Lessart, Bertrand de Molleville, le comte de Narbonne, Cahier de Gerville, Dumouriez, etc.). D'autres lettres concernaient aussi presque tous les acteurs de la Révolution, que ce soit le général Santerre ou La Fayette, Antoine de Rivarol ou Talleyrand.
D'autres documents étaient des rapports concernant les activités de corruption menées par les agents des ministres sous la direction de Collenot d'Angremont qu'on se précipita d'"expédier", avec Laporte, dans les jours qui suivirent le 10 août 1792.
Tous ces documents, malgré les lacunes et filtrages probables, démontraient la duplicité des conseillers et des ministres - du moins ceux dont Louis XVI avait la confiance - qui avaient mis en place une diplomatie et une police parallèles. On découvrit surtout l'existence d'un vaste réseau de corruption mis en place et structuré dès 1791 par Montmorin pour corrompre des meneurs populaires ou des orateurs de clubs, ainsi Antoine Joseph Santerre ou François Desfieux[1]. Des tentatives avaient même été menées pour gagner des députés de l'Assemblée, notamment lorsqu'après la journée du 20 juin 1792, il avait été question d'aborder la question du "décret de déchéance".
Lors de la journée du 10 août 1792, les papiers personnels de Louis XVI et de Marie-Antoinette furent confiés à des membres de leur entourage. Ainsi, Mme Campan, lectrice de l'ex-reine de France, recueillit-elle une liasse de documents importants qu'elle remit à Georges Gougenot de Croissy (1721 – 1796), secrétaire honoraire du roi. D'autres papiers, lettres et correspondances, furent mis en lieu sûr ou détruits. Mais les plus grandes destructions sont imputables à ceux qui avaient été compromis par les conseillers occultes de Louis XVI. Le ministre de l'Intérieur Roland aurait joué un rôle à cet égard et fait disparaître ce qui concernait son collègue Danton. Le 20 novembre 1792, Jean-Marie Roland déposait ces archives, du moins ce qui en restait et qui était considérable, sur le bureau de la Convention nationale, brisant ainsi toutes les manœuvres destinées à empêcher de renvoyer Louis XVI en jugement.
Mon opinion :
Moi, personnellement je serais de la part des révolutionnaires, mais je crois qu’à l’intérieur de la Convention je serais plutôt de la part des Girondins, qui ne sont pas aussi strictes que les Montagnards.
Ce travail m’a paru vraiment très intéressant et j’ai appris de nouvelles choses. J’ai aimé faire ce travail.
Ça me paraît, comme une nouvelle de mystère, avoir trouvé une armoire en ‘’cachette’’…
La Source :

Signature complète: María Llorens Furió.
Classe : 4.4 année 2010-2011

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